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Message d'alerte

En France, les éoliennes, pourtant de plus en plus hautes, sont soumises à l'impératif d'une distance minimale aux habitations de 500 m. Bien sûr la plupart du temps ce sont ces habitations qui sont soumises aux nuisances paysagères et sonores maximales.

Mais…

Lors de l'établissement des projets, les promoteurs choisissent de placer les sonomètres dans les jardins d'un certain nombre d'habitations, les plus proches des éoliennes. Or ce ne sont pas les seules touchées… et, même pour ces habitations-là, l'étude n'est jamais complète.

  • les habitations en recul par rapport à ces privilégiées peuvent être fortement impactées, du fait de la réverbération du son par les murs du voisinage, ou tout simplement par la topographie ;
  • les études paraissant dans les dossiers français n'envisagent que très rarement les nuisances sonnores à l'intérieur des maisons… tenant compte du fait que les murs, les fenêtres (fermées ?)… participent à l'amoindrissement du son par rapport à l'extérieur ;
    • or, les murs, les fenêtres sont éventuellement des isolants sonores… mais moins pour les basses fréquences, qui sont une des caractéristiques des sons des éoliennes ;
    • l'intérieur, des chambres en particulier, peut servir de caisse de résonance pour ces sons. Les fénêtres ouvertes peuvent laisser passer de façon préférentielle les sons des éoliennes à cause du filtrage directionnel éventuel : les sons ambients (bruissement des arbres dans le vent… des voies de circulation) sensés masquer le son des éoliennes sont par nature bien moins directionnels.

Le tableau ci-dessous indique les distances des éoliennes aux habitations les plus proches (en général une éolienne), ainsi que les distances au centre de la commune qui accepte de recevoir les machines. Bien souvent les plus proches habitations sont des habitations isolées (fermes…) ; mais parfois certains projets impliquent des petites agglomérations situées à moins de 1000 m ou autour : Bourbetin (Essômes) pour le projet d'Essômes ; Prément (Gandelu) et les Glandons pour le projet de Gandelu ; Courchamps, Bonnevalyns et Sommelans pour le projet de Monthiers/Bonnevalyns/Sommelans ; La Chapelle-sur-Chézy pour le projet éponyme.

 

Parc

depuis centre commune (m)

habitations les plus proches

distances (m)

remarques

commune voisine ou…

depuis centre (m)

Gandelu

1680

Prément

600

village, à préciser sur dossier (partie nord)

   
 

2800

 

600

idem (partie sud)

Germigny

2280

   

Les Glandons

1000

idem (partie sud)

   

Marigny

2722

Montreuil aux Lions

650

 

Voie du Châtel

2000

   

Bézu-le-Guéry

650

 

Coupru

2100

   

Coupru

850

 

Bézu

2200

   

Marigny

850

     

Lucy

1100

Lucy

900

village

Voie du Chatel

1550

         

Champillon

1140

         

Marigny

2550

Coupru

1400

Lucy (Mongivrault)

710

tgv, autoroute, route

Lucy

1550

Essômes

3700

La Nouette

600

     
   

Le Vivray

800

     
   

Talfournay

650

     
   

Le Thiolet

830

 

Crogis

2500

   

refuge SPA (Picoterie)

730

     
   

Bourbetin

740

tout le hameau à moins de 900 m

   

Monthiers/Bonnevalyns/Sommelans

1740

Courchamps

980

 

Courchamps

1150

   

Monthiers

630

Pétret

   
 

1140

Bonnevalyns

970

tout le village autour de 1100 m

   
     

900

     
 

880

Sommelans

760

tout le village autour de 1000 m

   
     

800

     

Montgru/Latilly

 

Wadon

740

     
 

1800

Latillly (Vareille)

860

 

Croix sur Ourcq

1700

Rocourt/Armentières

1850

Armentières (La Haie)

821

     
 

950

Rocourt

730

grande partie du village < 1000 m

   
   

Coincy

 

ouest de Coincy autour de 1200 m

Coincy

1580

La Chapelle-sur-Chézy

780

La Chapelle

700

 tout le village entre 700 et 900 m  Nogent-l'Artaud (Cherost)  1000
   

Bruxelles (ferme ?)

670

     
 
  • l'intensité du son d'une source sonore diminue en fonction de l'éloignement de l'observateur à la source. Or ce sont les basses fréquences qui diminuent le moins rapidement en s'éloignant. Donner des résutats acoustiques en dB(A) cache alors le phénomène, sacrifiant une partie de la population sensible à ces basses fréquences ;
  • de nombreuses études à l'étranger (Suède, Pays-Bas, Canada, Etats-Unis…) relèvent que les témoignages reçus insistent sur le fait que les sons des éoliennes sont, parmi les bruits industriels, ceux qui s'avèrent de loin les plus génants ;
  • les mêmes études révèlent aussi que le passage des pales devant le mât induit une modulation d'amplitude qui peut atteindre 10 dB. Or notre cerveau est très sensible à ces modulations, plus qu'à un bruit de fond constant.

Toutes ces remarques apparaissent de façon continue depuis deux décennies. On peut même ajouter que les éoliennes de grande puissance semblent affublées d'un spectre sonore plus riche en basses fréquences.

Comme indiqué, le nombre de publications portant sur ces sujets est fort important. On pourra lire une introduction générale dans la page du blog de Jean-Pierre Riou, Le Mont Champot. Cet auteur n'est pas du tout favorable aux éoliennes dans notre pays, et il n'est pas le seul.

D'autres, dont certains groupes écologistes, des participants aux blogs suivant les articles interrogateurs ou franchement critiques vis à vis du développement éolien, ne prennent aucun gants concernant ceux qui osent s'interroger ou s'émouvoir sur ces sujets, employant des noms d'oiseaux (pour parler poliment) ; ils refusent la moindre critique (et ceci est fort à la mode actuellement sur bien d'autres sujets dans les médias…).

L'ADEME prend plus de gants (du moins dans ses documents officiels) pour parler des réticences sociales diverses et suggère des solutions pour augmenter l'acceptation : financement participatif et information "scientifique". L'Etat applique en donnant des bons points aux projets impliquant des financements participatifs dans les appels d'offre… L'Education Nationale va jusqu'à inviter les promoteurs dans les écoles…